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La route se modernise

Résistance au feu

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publié le 11 mai 2015


En cas d’incendie, les parois des tunnels, soumises à de fortes températures peuvent être fragilisées. Dans ce cas, non seulement la sécurité des usagers dans le tunnel est mise en cause, mais aussi celle de ceux qui évoluent dans l’environnement immédiat du tunnel. En effet, Il n’est pas rare de voir des voies routières ou des constructions diverses installées sur un tunnel. Il est donc indispensable d’améliorer la résistance au feu à l’intérieur des tunnels pour sécuriser aussi l’extérieur et augmenter le temps d’évacuation.

Amélioration de la résistance au feu

Lors d’un incendie, un tunnel peut être soumis à de très fortes températures (plus de 1000 °C dans le cas d’incendie de poids lourd) qui peuvent endommager sa structure. Il existe alors un risque d’effondrement des dalles de béton à l’intérieur du tunnel, pouvant également provoquer des dégâts en surface. Pour prévenir ce risque, les parois doivent résister au feu le plus longtemps possible, laissant suffisamment de temps pour le bon déroulement de :

  • l’évacuation des personnes qui se trouvent dans le tunnel ;
  • l’intervention des services de secours ;
  • l’évacuation des personnes en surface.

Plus de 500 000 mètres carrés de parois verront leur résistance au feu améliorée : cela représente plus du tiers de la surface totale des tunnels !

Plus du tiers de la surface des tunnels à protéger

Plus de 300 000 mètres carrés de parois seront protégés, ce qui représente plus du tiers de la surface totale des tunnels. Des études sont actuellement menées dans chacun d’entre eux pour déterminer le temps nécessaire pour mettre en sécurité les personnes à l’intérieur et en surface. La résistance au feu à atteindre est calculée en fonction de ces délais et dépend de caractéristiques telles que le béton employé, la structure et la tenue mécanique de l’ouvrage, la présence ou non d’éléments urbains en surface (parcs, voies…). Muni de ces informations il est possible d’identifier la technique à employer et la protection à apporter pour améliorer la résistance au feu de l’ouvrage.

Deux techniques d’isolation

Deux techniques d’isolation, au choix, sont mises en œuvre. Soit du mortier contenant un isolant thermique est projeté au plafond. Soit des plaques isolantes préfabriquées sont vissées à même le béton ou sur une structure métallique. L’isolant, à base de silicate de calcium, a été choisi pour ses grandes performances de tenue à hautes températures.
L’épaisseur des plaques isolantes est calculée en fonction :

  • de la température limite de tenue au feu du béton à protéger
  • des contraintes mécaniques engendrées par le trafic sur les plaques (le passage des camions génère en effet un puissant souffle d’air qui, à la longue, est susceptible de faire bouger les plaques si elles sont trop fines).