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  DiRIF

Ventilation

publié le 11 mai 2015


Le risque d’asphyxie est un des principaux dangers en cas d’incendie dans un tunnel. C’est pourquoi il est nécessaire qu’un dispositif de ventilation efficace soit mis en place, non seulement pour maîtriser les quantités de fumées en cas d’incendie mais aussi tout simplement pour assurer le renouvellement de l’air.

Comment ça marche ?

La ventilation se fait en combinant le soufflage d’air frais dans le tunnel à l’extraction de l’air vicié vers l’extérieur. Elle est réalisée, selon la longueur du tunnel, grâce à :

  • de puissants ventilateurs installés dans des usines de ventilation, situés à proximité du tunnel, ou
  • des accélérateurs d’air, fixés au plafond du tunnel, munis d’hélices.


240 mètres cube de débit d’extraction des fumées ! C’est la puissance du système de ventilations mis en place dans certains tunnels.

Un système actuellement inadapté

Le système de ventilation actuel n’est plus adapté aux nouveaux besoins. Il a été conçu essentiellement pour assurer l’extraction des polluants provenant des gaz d’échappement des véhicules (monoxyde de carbone, gaz carbonique, monoxyde d’azote, oxyde d’azote, particules). Or, les véhicules actuels émettent de moins en moins de polluants. Dans le même temps, il est sous dimensionné pour extraire les fumées en cas d’incendie. Les gaz d’échappement étant retirés par une ventilation moyennement puissante mais continue, l’extraction de fumée doit elle être très puissante mais sur une durée limitée.

Pollution des véhicules en forte baisse

Depuis 1990, les oxydes d’azote émis par le transport routier ont été réduits de 52%, les particules de 88% (Source Ademe). Cette baisse a été obtenue grâce aux efforts des constructeurs qui ont grandement amélioré les moteurs et les dispositifs d’échappement.

Un dispositif redimensionné adapté à chaque tunnel

Chaque tunnel fait l’objet d’une étude de modélisation qui permettra de bien savoir comment l’air s’y déplace, en fonction de la géométrie de l’ouvrage (longueur, section, pentes), de la vitesse du vent, etc. Le dispositif de ventilation sera ainsi redimensionné pour fortement augmenter la puissance de son débit d’extraction afin de mieux évacuer les fumées d’incendie. Ce débit sera porté jusqu’à 240 mètres cube par seconde pour certains tunnels.
Des ventilateurs plus puissants seront installés dans les usines existantes et les conduits d’air (gaines) seront entièrement repensés. Selon les tunnels, certaines gaines seront changées et/ou agrandies. Il est également prévu, dans certains cas, d’en inverser l’utilisation (les actuelles gaines d’air vicié serviraient à l’alimentation en air frais).

Extraire les fumées depuis le PC de sécurité

Le nouveau système de ventilation sera piloté par l’opérateur depuis le PC de sécurité. Pour cela, des capteurs de déplacements d’air (anémomètres) et des capteurs de fumée (opacimètres) seront installés dans chaque tunnel et reliés au PC.
En cas d’incendie, le système permettra de dégager les fumées de telle ou telle zone en fonction des besoins (évacuation des personnes ou intervention des pompiers). Le déplacement des fumées sera obtenu en faisant varier les différents paramètres de la ventilation (vitesse des ventilateurs, zones en extraction et zones en soufflage…).

Ventilation sanitaire automatique

La ventilation sanitaire (l’extraction des polluants) sera pilotée automatiquement par un système local en fonction des taux de polluants mesurés dans le tunnel.